Traversée de l’Atlantique en bateau stop

Traversée de l'atlantique en catamaran

En 2012, Astrid a décidé de réaliser son rêve : traverser l’Atlantique en catamaran. Après de premières recherches infructueuses, elle a finalement embarqué à bord d’un Lagoon 450 flambant neuf. En compagnie de ses deux compagnons de fortune, elle a découvert le monde de la voile et a appris à mieux se connaître au milieu de l’immensité marine. Retour sur le récit d’une bateau-stoppeuse pas comme les autres…

Les préparatifs

Chercher un bateau qui accepte de vous emmener de l’autre côté de l’océan Atlantique n’est pas si simple. Astrid commence ses démarches en s’inscrivant sur quelques sites spécialisés et en envoyant de nombreux emails. Certains capitaines lui envoient un formulaire et en le remplissant, elle comprend mieux ce qu’on attend d’elle. Elle peut ainsi modifier sa présentation en fonction des attentes. Pari gagnant, puisqu’elle reçoit enfin l’appel téléphonique dont elle rêvait tant. Marc, qui a participé à plusieurs régates en Bretagne, a une place pour Astrid. C’est depuis les Sables d’Olonne qu’elle prend la mer en direction des îles Vierges britanniques.

Les premiers jours de traversée

L’odeur du neuf qui règne dans le catamaran surprend Astrid. Une odeur qui, avec la houle, lui donne le tournis. Marc, le skippeur, lui apprend la règle des 4 F : Faim (ne pas avoir faim), Froid (ne pas avoir froid), Frousse (ne pas avoir peur) et Fatigue (ne pas être fatigué). Tandis que les côtes s’éloignent peu à peu, les trois compagnons savourent leur premier repas à bord du bateau, un sandwich copieux confectionné avec du pain frais. Puis vient le moment d’établir les quarts, des roulements de trois heures. Astrid devra veiller sur le bateau de 5 h 00 à 8 h 00, de 14 h 00 à 16 h 00 et de 20 h 00 à 23 h00. Elle a quelques difficultés à contrôler ses nerfs lors du premier quart mais Marc est là pour la rassurer et l’assister en cas de besoin. Soudain, elle est victime d’un mal de mer qui la cloue au lit trois jours et trois nuits, jusqu’en Espagne. Elle est incapable de se lever tandis que ses compagnons luttent contre des creux de six mètres et des vents de 56 nœuds dans le golfe de Gascogne. Après quatre jours passés sur terre, le catamaran met le cap sur les Canaries. Astrid va mieux et croise les doigts car elle sait qu’elle ne pourra pas être à nouveau trois jours sans s’alimenter. Heureusement, elle ne tombera plus malade jusqu’aux Caraïbes

Enseignements

Astrid s’habitue vite à son nouvel environnement. Elle trouve au début le temps long puis apprend à l’apprivoiser à base de lecture, de musique et de longues conversations. Elle change ses habitudes alimentaires et vit au rythme de la lune et du soleil, du ciel et de la mer, laissant la nature dicter ses propres règles. Elle apprend quelques notions de signalisation maritime et de réglage de voiles.

Pendant sa traversée, Astrid collectionne les moments inoubliables. Une baignade au milieu de l’océan avec plus de 4 000 mètres d’eau sous ses pieds, une trentaine de dauphins escortant le catamaran à l’aurore et les différentes teintes de bleus se perdant à l’horizon figurent parmi ses plus beaux souvenirs.

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